Les startups l’adorent. Il a été popularisé par de grands acteurs du web comme Airbnb ou… Linkedin. Véritable martingale du succès pour les uns, concept fouillis et difficilement applicable pour les autres, quels sont les apports du Growth Hacking et sont-ils transposables partout ?

Conceptualisé en 2010, le Growth Hacking s’articule autour de 6 idées forces :

  1. L’accélération du développement de l’entreprise par la maîtrise du cycle propre aux sites internet et applications mobiles : acquérir du trafic,rendre ce trafic actif (proposer une interaction), faire revenir, transformer ce trafic récurrent en chiffre d’affaires, rendre l’expérience partageable et attirer de nouveaux utilisateurs ;
  2. La modélisation de cette activité par le biais d’équations simples et l’usage intensif des outils de web analytics pour fournir l’incontournable « data » ;
  3. La créativité et l’audace à la recherche incessante de nouvelles idées (ex. : une nouvelle source de trafic, une nouvelle interaction sur le site) ;
  4. La pratique du test permanent pour explorer l’impact de ces nouvelles idées ;
  5. Le culte de l’effet de levier pour obtenir un maximum de résultats avec un minimum de moyens ;
  6. Une viralité inscrite dans l’usage du site ou de l’application : l’utilisateur est incité à intensifier son usage, inviter des contacts ou partager son expérience. Le marketing du service découle directement de son utilisation what are agile processes.

Je ne détaillerai pas ici les techniques les plus populaires du growth hacking. Ce post serait trop long (Pourquoi pas à l’occasion d’un prochain post ? N’hésitez pas à laisser un commentaire en ce sens). Pour aujourd’hui la question qui nous intéresse est la suivante : quels peuvent être les apports du growth hacking pour de grands groupes ou d’autres catégories d’entreprises innovantes ?

Reprenons les différents points évoqués précédemment :

  1. La maîtrise du cycle de vente ? Classique, très classique. Cela rappelle furieusement les portefeuilles commerciaux organisés en prospection / acquisition / développement / rétention ; ou encore les processus de vente décomposés en 5, 7 ou 10 étapes.
  2. La modélisation et l’obsession de la data ? Vraiment pas nouveau.
  3. Le test permanent ? Plus récent mais pas nouveau non plus. Ce sont sans doute les e-commerçants qui ont, les premiers, développé cette habitude.
  4. L’approche « hands on » avec des budgets très réduits ? Vieux comme le monde.

La plupart des organisations n’auront donc aucune difficulté à adopter ces pratiques. Elles l’ont d’ailleurs déjà fait depuis longtemps. Les apports du growth hacking sont donc plutôt de :

  1. Replacer l’expérience utilisateur au centre de la stratégie de communication et de marketing. Oui le Growth Hacking est expérientiel. Et pas qu’un peu !
  2. Recombiner les compétences pour davantage de créativité. Faire collaborer concepteurs et communicants ou croiser les compétences (développeurs avec des bonnes notions de marketing, marketeux orientés data et code…)

Tout cela vous semble intéressant mais le growth hacking vous concerne-t-il ? 

  • Vous voulez accélérer le développement d’un produit / service dont le modèle économique est clarifié.
  • Vous pouvez agir et réagir sur l’expérience utilisateur de ce produit ou service.
  • Vous êtes prêt à négliger la planification au profit d’une boucle tester -> échouer -> apprendre -> réessayer -> réussir -> apprendre encore -> démultiplier.
  • Vous comprenez que 80%+ de vos tests échoueront et cela vous stimule.
  • Votre équipe ne jure que par la diversité, la créativité et la collaboration.

Et bien qu’attendez-vous ?